« La constitution n’est pas sacrée » affirme sans émoi le Professeur Placide Modoudou, ancien doyen de la Fac de droit de l’université Marien Ngouabi lors de son passage dans l’émission télévisée Mag Bazar. Alors qu’il avait été l’artisan de la constitution adoptée dans le sang en 2015, Placide Moudoudou est sortie dans les médias pour commencer à préparer l’opinion pour un éventuel changement de la constitution au Congo.
Pas sacrée mais fondamentale
« La société évolue, l’état évolue, les besoins des uns et des autres évoluent, les technologies évoluent les esprits évoluent et La constitution doit suivre l’évolution de la société... » affirme Placide Moudoudou, avant de poursuivre « Il n’est pas normal que quelque chose qui a été fait par les hommes pour les hommes il n’y a pas d’éternité La constitution n’est pas sacrée, la constitution est fondamentale… ce n’est pas la Bible, ce n’est pas le Coran… ». Cette sortie du Professeur Modoudou apporte de l’eau au moulin de ceux qui estiment DSN doit s’éterniser au Pouvoir
Ce projet est dans les tuyaux du PCT et de la présidence du Congo depuis l’élection de 2026, début du dernier mandat de DSN qui devrait s’achever en 2031. Des équipes planchent depuis plusieurs mois sur ce projet, accompagné par l’actuel ministre de la justice Wilfrid Bininga.
Conservation du pouvoir ou évolution de la société?
Si les intentions du changement de constitution ne sont pas encore avouées par les autorités congolaises, toujours est-il que pour de nombreux observateurs, ce changement bénéficiera à DSN, il lui permettre de briguer de nouveaux mandats, limités à 2 par la constitution actuelle.
Placide Moudoudou est aussi le fervent défenseur la prestation de serment du président de la République sur un fétiche traditionnel appelé le ndzobi, afin de parer au parjure constaté dans de nombreux Etats du continent. Le ndzobi pour Placide Mododou, dans le pays où il est pratiqué en Afrique centrale serait le remède miracle qui garantirait le respects des lois. Désormais Placide Moudoudou se présente dans les médias en apôtre de la désacralisation de la constitution. Un texte qui selon lui simplement « fondamental » mais pas pas « sacrée » qui devrait s’adapter aux évolutions sociétales, et, surtout à la conservation du pouvoir omet de dire le constitutionnaliste.
Vouda NGANOU